Sur le papier, le Volontariat International en Entreprises (V.I.E), instauré par la loi du 14 mars 2000, permet aux entreprises françaises de confier des missions professionnelles (commerciales, techniques, ingénierie, marketing, finance, etc.) à l’étranger pour une durée de 6 à 24 mois à des jeunes âgés de 18 à 28 ans. Dans la vraie vie, en 2016, ils étaient 9 942 à occuper ce type de poste dans 133 pays !

Les avantages :

  • Une opportunité à l’étranger 
  • Un poste à responsabilité et des missions challengeantes
  • Une progression plus rapide dans les responsabilités confiées
  • Une belle entrée en matière pour lancer sa carrière professionnelle
  • Un salaire net d’impôt, des jours de congés français et une mutuelle

Les désavantages :

  • Pour certains, peut-être le salaire car ceux-ci sont fixés par décret
  • Les abus de certaines entreprises qui créent énormément de V.I.E sans forte valeur ajouté sur les missions

Le témoignage de Selectra :

Si on associe spontanément le VIE aux grands groupes, ce modèle n’est pas réservé à un seul type d’entreprise. Selectra est une start-up spécialisée dans la comparaison des fournisseurs d’énergie et d’accès à Internet. Avec 39 millions de visiteurs par an sur ses sites et une équipe de plus de 500 collaborateurs dans le monde, Selectra est leader de son marché.

La particularité méconnue de la start-up c’est l’idée lumineuse d’Aurian son co-fondateur. Face au challenge de recruter des candidats français pour ouvrir des marchés à l’étranger, il décide de recourir à des V.I.E. L’Espagne, premier bureau ouvert après la France, teste le modèle. Le challenge de l’ouverture du marché espagnol est de taille : trouver un manager compétent pour gérer une équipe de sales sur le lancement du marché espagnol. Problème : convaincre un manager installé en France avec sa famille de partir vivre en Espagne est difficile et coûteux. Vient alors l’idée du V.I.E : un vivier de jeunes diplômés motivés et qualifiés prêts à partir et à mettre leurs prétentions salariales de côté pour une parenthèse à l’étranger et un poste à responsabilités.


Selectra


D’après Aurian, c’est la réputation du V.I.E qui attire les meilleurs profils : « Il me semble que c’est un statut qui séduit plutôt les diplômés de grandes écoles, les gens qui veulent se forger une expérience, des compétences à l’étranger. Il peut y avoir un risque employeur de prendre quelqu’un de plus attiré par la vie à l’étranger que par le projet mais souvent ce sont des gens motivés. » Lorsqu’il se lance et qu’il dépose son offre de V.I.E, les retours sont immédiatement positifs : « J’ai reçu quelques candidatures bien meilleures que quand je cherchais à recruter pour le même poste à Paris. »

Côté employeur c’est la qualité des postulants plus l’avantage financier qui ont convaincu Aurian : « En moyenne le contrat paie le net du salarié soit une économie de 30% pour l’entreprise. Pour l’employeur c’est un avantage conséquent car il ne paye pas de cotisations sociales et l’employé n’est pas assujetti à l’impôt sur le revenu. » Ambre Exposito, est la première personne recrutée : « J’étais chez Michelin avant, il y a de très beaux avantages mais tu évolues beaucoup moins vite qu’avec un V.I.E. »

Côté conditions salariales et avantages en nature ? Un salaire net d’impôt, des jours de congés français, une mutuelle entièrement payée soit une belle tranquillité d’esprit. Par ailleurs les salaires des V.I.E sont fixés par décret (voir la grille par pays) donc pas de jalousie possible entre les différents V.I.E d’un même pays.

Le fait de partager les locaux avec une entreprise espagnole a rendu son expérience encore “plus vraie” car l’immersion dans une nouvelle culture est totale. Les mois passent et les responsabilités grandissent. « Dans une start-up comme dans un grand groupe faire un V.I.E c’est avoir un poste à plus hautes responsabilités plus rapidement que dans un processus normal. En particulier dans les grands groupes, certains sont envoyés dans des pays lointains et se retrouvent sur des postes extrêmement intéressants ». Ambre ajoute « Il faut le voir comme une expérience courte pour développer tes compétences et apprendre énormément. Ca fait avancer plus vite. »


Selectra


On ne s’engage pas dans un VIE comme dans un contrat d’expatrié. On ne part pas faire sa vie là-bas (sauf si l’on veut rester car il n’est pas rare que l’entreprise propose un poste). Les personnes sont engagées pour un an ou deux ans. Chez Selectra la philosophie c’est de proposer un contrat aux V.I.E. si tout s’est bien passé. « L’objectif c’est de garder le V.I.E s’il est compétent et s'il se plaît. Ça peut être le biais de certaines entreprises : faire une usines à V.I.E. Ce contrat dans l’idéal est une sorte de test pour le candidat qui va pouvoir faire ses preuves et monter en compétences. » Ambre acquiesce : « Il n’y a pas de doute sur le fait que l’on apprend beaucoup plus. Personnellement j’ai commencé en aidant le directeur commercial puis j’ai pu faire du business development. J’ai pu également me rendre au Japon pour développer la filière japonaise de Selectra puis faire de l’audit sur d’autres pays. » Aujourd’hui cette belle expérience a porté ses fruits puisque Ambre est Directrice des opérations pour l’Espagne. Une jolie réussite et un exemple pour tous ceux qui voudraient tenter l’aventure V.I.E.

Et si vous voulez voir toutes les offres de V.I.E de Selectra et encore plus d’offres c’est par ici https://www.welcometothejungle.co/jobs

Quelques ressources :

Pour tout savoir sur le V.I.E côté entreprise (pré-requis, calculer le budget d’un V.I.E, aides régionales et nationales) : le guide pratique de Business France

Business France gère les aspects administratifs, juridiques et sociaux pour le compte de l’entreprise : http://www.businessfrance.fr/v-i-e

Le site officiel du VIE pour les candidats


Suivez Welcome to the Jungle sur Facebook pour recevoir tous nos meilleurs articles dans votre timeline 

Envie de rejoindre Selectra ?

Newsletter

Suis-nous !